Jeudi soir dernier, les loulous sont en vacances chez Mamie Odette, du coup Christophe et moi on en profite pour faire une sortie théâtre.
Profitons du spectacle délocalisé du Théâtre du Cloître à Oradour saint Genest, à 5 minutes en voiture... cool....
Tout simplement génial.... un décor impressionnant ... une interprétation remis au goût du jour... des performances d'acteur... bref un très bon moment !
Aller vers Roméo et Juliette
" C’est avec mon regard d’adulte que j’aborde le sombre mythe de Roméo et Juliette. J’y observe le silence de Dieu, le sacrifice faussement rédempteur, l’amour comme objet de la passion, les castes comme des machines à broyer. Mais je l’empoigne avec au coeur un émerveillement sorti droit de l’enfance. Il est ici question de magie, d’ensorcellement, de malédiction à rompre, de transgression, de coup de foudre, d’absolu, d’aventure. Il est question d’une première fois, d’une éclosion de l’être, d’une rébellion pleine d’espoir. Il s’agit de tendre un filin entre ces deux extrémités, de relier la spirale du pire et la possibilité de l’espoir. C’est assez vertigineux. Et ça finit mal, de toute façon.
Alors pour que le chemin soit moins ardu, que l’on puisse l’emprunter avec des camarades de tous âges, je déshabille le Diabolus Ex Machina, qui remporte comme on le sait la partie, ne nous y trompons pas. Je décortique l’action. Les acteurs incarnent, puis regardent leur dépouille. Ils sont très
près puis à grande distance. Alors on rit aussi parfois, quand ils sont à distance, comme ça. Pas de l’action dramatique. Elle est bien trop triste. On pleure aussi. On est comme les acteurs, on va et
vient, de l’intérieur vers l’extérieur. De Vérone à la salle de spectacle. Et dans la salle de spectacle, en face, derrière l’action, on voit des spectateurs qui sont au théâtre. " Hélène ARNAUD, metteur en scène
" C’est avec mon regard d’adulte que j’aborde le sombre mythe de Roméo et Juliette. J’y observe le silence de Dieu, le sacrifice faussement rédempteur, l’amour comme objet de la passion, les castes comme des machines à broyer. Mais je l’empoigne avec au coeur un émerveillement sorti droit de l’enfance. Il est ici question de magie, d’ensorcellement, de malédiction à rompre, de transgression, de coup de foudre, d’absolu, d’aventure. Il est question d’une première fois, d’une éclosion de l’être, d’une rébellion pleine d’espoir. Il s’agit de tendre un filin entre ces deux extrémités, de relier la spirale du pire et la possibilité de l’espoir. C’est assez vertigineux. Et ça finit mal, de toute façon.
Alors pour que le chemin soit moins ardu, que l’on puisse l’emprunter avec des camarades de tous âges, je déshabille le Diabolus Ex Machina, qui remporte comme on le sait la partie, ne nous y trompons pas. Je décortique l’action. Les acteurs incarnent, puis regardent leur dépouille. Ils sont très
près puis à grande distance. Alors on rit aussi parfois, quand ils sont à distance, comme ça. Pas de l’action dramatique. Elle est bien trop triste. On pleure aussi. On est comme les acteurs, on va et
vient, de l’intérieur vers l’extérieur. De Vérone à la salle de spectacle. Et dans la salle de spectacle, en face, derrière l’action, on voit des spectateurs qui sont au théâtre. " Hélène ARNAUD, metteur en scène
S’emparer du mythe
L’Epouvantable Histoire de Roméo & Juliette, ni simplification, ni édulcoration, est un texte original qui sait ce qu’il a reçu en héritage de William Shakespeare, Arthur Brooke et Luigi da Porto, eux-mêmes redevables à Ovide, sans oublier le travail des traducteurs, adaptateurs et commentateurs. Pascal ARNAUD revisite aujourd’hui, avec la même liberté, l’histoire des amants de Vérone, et confirme, démonstration à l’appui, qu’elle est bien aussi épouvantable qu’éternelle.
Trois acteurs la racontent et l’incarnent tour à tour, alternant incarnation et distanciation, décodant la machination, mêlant à la tragédie des accents drôlatiques. Un soin particulier est apporté à baliser les itinéraires pouvant aller vers une issue heureuse mais systématiquement déviés, et marquer les bifurcations du sort qui s’acharne.
L’Epouvantable Histoire de Roméo & Juliette, ni simplification, ni édulcoration, est un texte original qui sait ce qu’il a reçu en héritage de William Shakespeare, Arthur Brooke et Luigi da Porto, eux-mêmes redevables à Ovide, sans oublier le travail des traducteurs, adaptateurs et commentateurs. Pascal ARNAUD revisite aujourd’hui, avec la même liberté, l’histoire des amants de Vérone, et confirme, démonstration à l’appui, qu’elle est bien aussi épouvantable qu’éternelle.
Trois acteurs la racontent et l’incarnent tour à tour, alternant incarnation et distanciation, décodant la machination, mêlant à la tragédie des accents drôlatiques. Un soin particulier est apporté à baliser les itinéraires pouvant aller vers une issue heureuse mais systématiquement déviés, et marquer les bifurcations du sort qui s’acharne.


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